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Les navigateurs : le retour

23/11/2004

La domination
Les marins et les internautes le savent bien : les modes et les outils de navigation sont comme les vagues sur l'océan. Ils balaient parfois tout sur leur passage. Mais, quelle que soit la hauteur de la marée, le ressac suit toujours et laisse place à un terrain fertile qui se nourrira de nouvelles tendances.
Netscape a été supplanté, il y a quelques années, par Internet Explorer, en quelques mois seulement. Celui-ce a fait table rase de ses concurrents. La domination du navigateur gratuit de Microsoft a atteint jusqu'à 97% de part de marché.

Le retour des challengers
Depuis plus d'un an, des projets alternatifs ont vu le jour. Respectant les standards du World Wide Web Consortium (W3C), ceux-ci sont également moins touchés par les failles de sécurité, talon d'Achille d'Internet Explorer. C'est ainsi qu'ont vu le jour Opéra, Safari, Mozilla et depuis peu Firefox.

Le succès d'un produit simple
Ce dernier, simple d'utilisation, a été conçu pour concurrencer Internet Explorer en offrant un minimum de fonctionnalités sauf dans le domaine de la sécurité, point fort de la fondation Mozilla, qui a développé le produit. Son succès retentissant tient aussi à la possibilité qu'ont les utilisateurs habituels d'Internet Explorer de passer à Firefox en quelques minutes en récupérant tous leurs signets (ou marques pages). Le blocage des fenêtres florissantes (pop-up) intégré offre un confort de navigation très apprécié, quand Internet Explorer a besoin de programmes supplémentaires pour le faire.

Ce navigateur dispose de fonctions complémentaires comme l'ouverture de plusieurs signets dans une même fenêtre, grâce aux onglets. Une seule fenêtre est alors suffisante pour surfer sur plusieurs sites en même temps. Cette fonction est aussi disponible sous Netscape, Opéra et Mozilla. Cependant elle est, avec le blocage des fenêtre pop-up, la fonctionnalité fait le plus défaut au produit de Microsoft.

Les autres fonctions, telles que la gestion du courrier électronique ou la messagerie instantanée, peuvent être gérées soit avec Outlook Express ou MSN Messenger (ou Windows Messenger). Ces deux logiciels représentant les standards du marché, les concurrencer aurait placé Firefox dans une situation de concurrence multiple. Le choix d'un navigateur simple a donc permis à Firefox de s'imposer rapidement comme le challenger le mieux placé pour succéder à Internet Explorer. Firefox totaliserait une part de marché estimée, en France, à 9% en fin d'année 2004 (source : Xiti 2004), quelques semaines seulement après le lancement de la version officielle localisée.

Outlook Express menacé
Selon le même principe, Thunderbird, le logiciel de gestion de courrier électronique de la même fondation Mozilla, concurrent direct d'Outlook Express et récemment sorti lui aussi, devrait connaître le même succès. D'autant que comme son complice Firefox, les outils d'importation des données à partir du produit concurrent permettent de basculer en quelques minutes d'un logiciel à l'autre.

Comme tous les marchés, celui des outils Web revient à plus de diversité après avoir connu une écrasant domination de la part de Microsoft. C'est une chance pour tous les utilisateurs mais aussi pour le géant de Redmond. Il va, en effet, devoir à nouveau faire preuve de génie visionnaire dans le domaine des programmes de bureautiques s'il veut dans les prochains mois conserver son avance en termes de part de marché face à des concurrents aussi sérieux.

En plus de la simplicité, qui a valu à Internet Explorer sa place de leader, c'est donc l'ouverture et la sécurité qui sont les principaux critères de diversification des internautes des années 2000 et qui donnent une réelle chance à Firefox et à Thunderbird.

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